File Réserve de biosphère transfrontière du Mono

Contributor Tissama N'po
Geographical coverage Bénin, Togo, Réserve, biosphère, transfrontière
Keywords Biodiversité, UNESCO, patrimoine,
Release date 18/06/2018
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Le Togo et le Bénin ont démarré avec l’appui de la GIZ le projet de réserve de biosphère transfrontière du Mono (RBTM) depuis Août 2014. Ce projet qui prendra fin en 2019 a pour objectif principal l’inscription de la zone du Mono comme réserve de biosphère transfrontière entre les deux Etats.
La réserve a pour mission d’assurer la gestion durable et la restauration des écosystèmes liés au fleuve Mono, ses affluents et ses berges en vue d’optimiser ses services écosystémiques et minimiser les risques d’inondation récurrents dont sont victimes les riverains.

Les principaux résultats sont entre autres :

  •  La cartographie des sites écologiques ,
  • La définition participative des règles d’utilisation et de gestion des ressources ,
  • La mise en place et la redynamisation des structures de gouvernance telles que les associations villageoises de gestion participative des aires protégées,
  • La matérialisation des limites des zones cibles ,
  •  L’élaboration des plans d’aménagement et de gestion des sites,
  •  La soumission du dossier d'inscription de la réserve au programme MAB-UNESCO etc.

La réserve de biosphère transfrontière du Mono a été approuvée par le programme MAB-UNESCO lors de sa 29ème session du Comité International Consultatif à Paris du 12 au 15 juin 2017.
D’une superficie de 346 285 hectares, la réserve de biosphère du transfrontière du Mono compte plusieurs zones humides d’importance internationale (sites RAMSAR) avec la diversité d’écosystèmes exceptionnels associés. On y trouve également une espèce endémique comme le singe à ventre rouge (Cercopithecus erythrogaster erythrogaster).
La couverture forestière est composée de mosaïques de forêts et savanes tropicales caractérisées par des forêts denses semi-décidues, des zones savanicoles constituées de savanes boisées, des mangroves, des zones marécageuses, des agrosystèmes etc.
En plus de cette importante diversité biologique, des intérêts socio-écologiques sont également importants, avec notamment la culture vodou, qui intègre à ces écosystèmes une dimension spirituelle et religieuse, comme les forêts sacrées Akissa, Assévé, Glidji, Godjé-Godjin, etc.
La population de la zone est très ancrée à des activités et croyances ancestrales, ce qui engendre une forte dépendance de ces populations à la diversité biologique, d’où elles en tirent des moyens de subsistance.

La zone de la réserve a longtemps été un champ de recherche pour l’Université de Lomé (Togo) et celle d’Abomey-Calavi (Bénin). En effet, de nombreux travaux de thèse et mémoires y ont été réalisés dans les domaines d’écologie, botanique, zoologie, socio-économies, géographie, histoire, entomologie etc.
Des programmes spécifiques et conjoints de recherche sont en cours d’élaboration entre les Universités de Lomé et d’Abomey-Calavi du Bénin. Ces programmes sont orientés vers des recherches pouvant contribuer à améliorer les actions de gestion des ressources et leur valorisation. On peut citer entre autres des thématiques sur la caractérisation des espèces de primates, leurs habitats et leurs couloirs de migration.
Les populations riveraines à travers les associations sont largement impliquées dans les actions qui sont menées sur la zone en l’occurrence l’identification des indicateurs biologiques devant permettre de suivre l’efficacité des règles de gestion des ressources de la réserve.
Après ce label de l’UNESCO, les deux Etats s’attèlent à la mise en place des strustures de gestion que sont (i) le Secrétariat Permanent, (ii) le Conseil Technique et Scientifique, (iii) le Conseil de Développement (iv) le Comité de suivi-évaluation.