News Etat des lieux des organismes génétiquement modifies au Togo

Dans le cadre du Programme Régional de Biosécurité de l’UEMOA, une étude sur « l’état des lieux des organismes génétiquement modifiés (OGM) au Togo » a été conduite par le laboratoire de Biotechnologie, de Physiologie et de Biologie Moléculaire Végétales (Faculté des sciences de l’Université de Lomé).

Concerned URL http://www.environnement.gouv.tg
Source DRF
Release date 18/04/2016
Contributor Palakiyém ALI MAMOUKI
Geographical coverage Togo, Lome
Keywords biosafety

  1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION

La ratification par les Etats membre de l’UEMOA du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques relatifs à la Convention sur la diversité biologique du 29 Janvier 2000 mettait à leur charge l’obligation d’en déduire les stipulations dans le cadre des réglementations nationales.

Au niveau sous régional, les Etats membres ont exprimé en 2006 à travers la déclaration de Bamako, leur adhésion à l’élaboration et la mise en œuvre d’un cadre régional harmonisé de biosécurité au regard :

- des enjeux liés à l’utilisation des biotechnologies modernes et leur impact sur l’environnement, la santé humaine et animale. Les aspects socio-économiques et sur la sécurité alimentaire dans l’espace UEMOA

- des faibles capacités techniques, institutionnelles et réglementaires des Etats membres.

C’est ainsi que la Commission de l’UEMOA a adopté en 2007, le Programme Régional de Biosécurité (PRB-UEMOA) par le règlement N⁰03/2007/CM/UEMOA. Ce programme a pour objectif l’élaboration et la mise en œuvre d’un cadre juridique communautaire de biosécurité pour permettre aux Etats membres de l’UEMOA de faire face à leurs obligations vis-à-vis du Protocole de Cartagena sur les préventions des risques liés aux OGM.

Pour y parvenir, le renforcement des capacités des laboratoires nationaux de biosécurité des Etats membres a été identifié comme un axe majeur d’intervention du programme.

A cet effet, depuis 2011, les laboratoires nationaux de biosécurité ont reçu des équipements permettant la détection des OGM et l’identification des transgènes impliqués dans la transformation.

Ces équipements sont installés et fonctionnels mais à part le Burkina Faso, aucun autre Etat membre de l’UEMOA n’a procédé à l’évaluation de la situation des OGM sur son territoire. 

Pour pallier à ce déficit, depuis 2014, la Commission de l’UEMOA a signé avec le Gouvernement togolais une convention de financement pour acquérir des consommables de laboratoire et recruter un consultant afin d’établir l’état des lieux des OGM dans le pays.

En absence d’une méthodologie standard dans le domaine, le consultant devra, dans le processus d’exécution de cette activité, se conformer  au guide méthodologique proposé par L’UEMOA (voir partie méthodologie).

  1. OBJECTIFS DE L’ETUDE

L’objectif de l’étude est de contribuer à la prévention des risques biotechnologiques dans le pays

    L’étude devra spécifiquement:

-  identifier les produits génétiquement modifiés susceptibles d’être présents au Togo ;

-  identifier les produits transgéniques cultivés ou importés sur le territoire togolais ;

-  faire l’état des lieux des produits et des cultures agricoles susceptibles d’être OGM ou dérivés d’OGM.

3.    Résultats attendus de l’étude

-   un répertoire de structures publiques ou privées impliqués dans le développement et/ou l’importation des OVM et/ou de leurs produits dérivés, est disponible ;

-   un inventaire des produits agroalimentaires contenant des OVM ou de leurs dérivés est disponible ;

-   une liste de spéculations OVM ou de leurs dérivés existant dans le pays est établie ;

-   un rapport sur l’état des lieux OGM au Togo est disponible.

  1. METHODOLOGIES

Conformément au guide méthodologique, le consultant devra procéder de la manière suivante pour savoir si un produit est transgénique ou contient des OGM selon les étapes ci-après : 

4.1         Identification des produits génétiquement modifiés

Cette identification peut se faire à partir du BCH ou du site de l’ISAAA. A partir de la liste trouvée sur ces sites, retenir ceux qui sont présents sur le territoire national.

4.2         L’échantillonnage

La méthode d’échantillonnage s’appuiera sur la zone de produit ou le type de produit. Elle dépend notamment :

-  du site à enquêter : selon que le site est vaste ou petit la taille de l’échantillon en dépendra ;

-  des spéculations ou de la nature des tissus à analyser et des transgènes à détecter : le mode d’échantillonnage des tissus végétaux vivants sera différent de celui de semences ;

- des transgènes à détecter : selon le transgène à détecter on peut prélever certaines partie spécifiques de la plantes (feuilles, graines etc.).

La stratégie à adopter pour l’échantillonnage prendra en compte :

- les stocks de semences : recherche des grands distributeurs ;

-  les dons ;

-  les grandes zones de production ;

-  les magasins de stockage ;

-  les résultats des enquêtes s’il y a lieu.

4.3   Analyse sur place ou au laboratoire

L’analyse sur place peut se faire à l’aide de bandelettes qui permettront dans un premier temps de détecter la présence de transgènes spécifiques.

L’analyse au laboratoire permetdans un 1er temps de confirmer les résultats obtenus avec l’utilisation des bandelettes. Elle se fait donc en complément de celle faite sur le terrain.

Elle peut également se faire sur des échantillons non encore testés. Ces analyses aux laboratoires qui se feront selon les méthodes suivantes sont possibles :

- la quantification à l’aide de scanner de la densité de la réaction sur les bandelettes pour quantifier le transgène ;

- la PCR pour soit, détecter la présence d’OGM de façon générale ou alors utilisés des amorces permettant l’amplification des promoteurs ou soit, de façon spécifique et dans ce cas les amorces devraient être spécifiques au transgène inséré ;

- le test ELISA permet d’identifier et de quantifier les protéines issues de l’expression du transgène ;

- la quantification peut se faire aussi par des plaques pre-coated (imprégnés).

Dans tous les cas il conviendrait de faire attention à la structure du transgène car selon la spéculation le promoteur peut varier. En plus, il faut aussi savoir que les kits commerciaux de détection et/ou de quantification sont toujours accompagnés de mode d’emploi et des témoins positifs et négatifs.

  1. Activités :

- Faire une revue documentaire sur  la biotechnologie et la biosécurité au Togo

- Faire l’état des lieux des secteurs de développement et d’utilisation des OGM au Togo

- Faire l’inventaire et caractériser les produits agro-alimentaires susceptibles de modification génétique

-Répertorier et caractériser les sociétés commerciales qui importent les produits agricoles dans le pays

-Identifier les produits agro-alimentaires importés des pays où les OVM et leurs produits dérivés

-Faire des tests de détection ou d’identification de quelques produits d’OGM et analyser des  échantillons sur le terrain et au laboratoire nationale de biosécurité  du Togo;

6-      Qualifications et expériences requises pour le consultant

Face à l’absence de cabinets spécialisés en matière de biotechnologie et de biosécurité au Togo, l’étude sera confiée au laboratoire de biotechnologie, de physiologie et de biologie moléculaire végétale de la faculté des sciences de l’Université de Lomé qui travaillera en collaboration avec l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA) dans le cadre des tests au laboratoire de biosécurité.

7-      Durée :

Cette étude se fera sur une période de trois (03) mois à compter de la date de signature du contrat.

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