Projet R4C-Togo : renforce les capacités des artisans de la région Maritime en gestion durable des ressources naturelles

Dans un contexte marqué par la pression croissante sur les ressources naturelles, la dégradation des écosystèmes côtiers et les effets du changement climatique, le secteur de l’artisanat a besoin d’un nouveau souffle. Afin de rendre les métiers de l’artisanat plus durables, l’association Femmes Leaders pour le Développement des Communautés à la Base (FELEADEC) a lancé, ce mardi 3 février 2026 à Tsévié, le projet intitulé « Formation des femmes dans le domaine de l’artisanat et appui à l’organisation d’une foire régionale dans la région Maritime ».

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet de Renforcement de la résilience au changement climatique des communautés côtières du Togo (R4C Togo), plus précisément dans le sillage de la promotion de l'approche écosystémique dite: « Approche d’adaptation au changement climatique basée sur les écosystèmes ».

Selon TELOU Wiyao Hadabalo, Chargé du Suivi-Évaluation à FELEADEC, ce projet vise à “apporter de nouvelles méthodes artisanales axées sur une utilisation rationnelle et durable des ressources, fondées sur les éléments de la nature, afin de renforcer la résilience des communautés, notamment côtières, face aux effets du changement climatique ».

Le projet couvrira les huit préfectures de la région Maritime et sera mis en œuvre à travers des activités de formation et l’organisation d’une foire régionale, permettant aux artisans de valoriser leurs produits et de faciliter leur accès au marché.

La cérémonie de lancement a été marquée par le démarrage de la première vague de formation au profit de 50 jeunes et femmes issus des secteurs de la vannerie, de la poterie et de la savonnerie.

Pour le Commandant Dr AGBESSI Eric, Expert national en changement climatique sur le projet R4C-Togo,  » il est devenu nécessaire de partager un certain nombre de bonnes pratiques avec les artisans, notamment dans les domaines de la vannerie, de la poterie et de la savonnerie, afin de rendre leurs métiers plus durables face aux effets néfastes du changement climatique. « . Aussi, précise-t-il également à l’issue du premier module de formation,

« les participants ont été formés aux bonnes pratiques de prélèvement et de gestion durable des ressources naturelles, ainsi qu’aux moyens de contribuer au renforcement des écosystèmes, sources de leurs matières premières. Dans le domaine de la poterie, l’extraction traditionnelle de la matière première se fait souvent de manière non contrôlée. La formation a permis de montrer comment effectuer désormais le prélèvement de façon intelligente, écologique et rationnelle, tout en restaurant rapidement les sites d’extraction afin de garantir la disponibilité de cette ressource sur le long terme. »

Pour Dotsè Madjina, Secrétaire général du gouvernorat de la région Maritime, cette initiative vient à point nommé dans un contexte où de nombreuses femmes tirent l’essentiel de leurs revenus de l’artisanat sans toujours disposer des connaissances et des moyens nécessaires pour une exploitation durable des ressources naturelles.

« Cette situation fragilise à la fois leurs activités économiques et l’environnement dont elles dépendent », souligne-t-il souligné.

Il a ensuite invité les bénéficiaires à s’approprier pleinement les activités du projet et à adopter des pratiques durables garantissant la pérennité de leurs activités tout en contribuant à la protection de l’environnement.

Au total, au moins 400 personnes bénéficieront des retombées de ce projet, qui ambitionne de renforcer la résilience des communautés artisanales et la protection des écosystèmes côtiers de la région Maritime.

Dr. Eric AGBESSI en train de dérouler la formation sur EbA
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