Biodiversité : le Togo réunit ses forces vives pour valider son 7è rapport national
Un atelier national de validation du 7ème rapport national sur la biodiversité se tient les 16 et 17 septembre 2026 à Lomé, dans la salle de réunion de la direction générale de l'Office de Développement et d'Exploitation des Forêts (ODEF), à partir de 8h00. Organisée par la Direction des Ressources Forestières du ministère de l'Environnement, des Ressources Forestières, de la Protection Côtière et du Changement Climatique (MERFPCCC), cette rencontre marque une étape clé du processus d'évaluation à mi-parcours de la Stratégie et Plan d'Actions National pour la Biodiversité (SPANB) 2021-2030.
Un engagement international à honorer Le contexte de cet atelier remonte à décembre 2022, lorsque le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal (CMB-KM) a été adopté. Pour s'y conformer, le Togo a mis à jour sa SPANB, désormais entièrement alignée sur ce cadre international, articulée autour de cinq objectifs, de trois axes stratégiques et de vingt-cinq cibles nationales.
Conformément à l'article 26 de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), chaque État partie est tenu de présenter, à intervalles réguliers, un rapport sur les mesures prises pour appliquer la Convention et sur leur efficacité. À la suite des décisions 15/6 et 16/32 de la Conférence des Parties, le Togo comme l'ensemble des États signataires doit soumettre son 7ème rapport national sur la biodiversité, un exercice qui permet de dresser un état des lieux des actions menées et des résultats obtenus entre 2021 et 2025.
Ce processus est appuyé techniquement et financièrement par le Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM) au sein du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE).
Une démarche participative et inclusive L'élaboration de ce rapport suit une approche « pangouvernementale et pansociétale », conformément aux standards internationaux en la matière. Le pilotage du processus repose sur un cadre institutionnel formalisé par l'arrêté n°061/MERF/SG/DRF du 29 septembre 2023, qui a instauré un comité national réunissant l'ensemble des parties prenantes publiques et privées, ainsi qu'un comité d'orientation composé des ministères sectoriels concernés et d'une équipe technique nationale.
En amont de l'atelier, le MERFPCCC a conduit une mission de collecte d'informations auprès des acteurs impliqués dans la mise en œuvre des actions de conservation, afin de documenter le niveau de réalisation des cibles nationales.
Cette rencontre de deux jours vise à contribuer à l'évaluation à mi-parcours des efforts nationaux entrepris pour la réalisation des cibles de la SPANB 2021-2030. Plus spécifiquement, les participants seront invités à :
examiner le contenu du 7e rapport national, notamment les données, analyses et résultats présentés ; confirmer les informations relatives aux mesures de conservation de la biodiversité au Togo ; recueillir les observations et propositions d'amendements des différentes parties prenantes ; adopter le rapport final en vue de sa soumission ; formuler des recommandations pour renforcer la mobilisation des acteurs dans la mise en œuvre de la SPANB. Les travaux s'articuleront en plusieurs étapes : une mise en contexte générale sur le processus d'élaboration du rapport et la méthodologie adoptée, suivie de la présentation du projet de rapport par le consultant en charge de son élaboration, puis des travaux en groupes et en plénière pour recueillir les observations et amendements nécessaires à sa consolidation.
L'atelier rassemble pas moins de 65 participants, reflétant la diversité des acteurs engagés dans la gouvernance de la biodiversité au Togo. Aux côtés des cadres du Cabinet et du Secrétariat général du MERFPCCC, on retrouve des représentants de plusieurs ministères sectoriels : agriculture, finances, énergie et mines, enseignement supérieur, administration territoriale, santé, aménagement du territoire, économie maritime, eau et assainissement, travaux publics, action sociale, sécurité, transports, tourisme et commerce ainsi que des laboratoires spécialisés de l'Université de Lomé.
La société civile et les partenaires techniques et financiers sont également représentés, avec la présence du PNUD, de la FAO, de la GIZ, de la faîtière des communes, de groupes de femmes (REFACOF, AVIP-Togo), d'organisations non gouvernementales (AGBO-ZEGUE, Les Amis de la Terre) et de groupes de jeunes (GYBN, JVE, AJECC).
Au terme de ces deux journées, le Togo devrait disposer d'une version consolidée et validée de son 7e rapport national sur la biodiversité, prête à être soumise aux instances de la Convention sur la Diversité Biologique. Cet exercice de reddition de comptes, au-delà de son caractère obligatoire, constitue une occasion pour le pays de mesurer les progrès accomplis et d'identifier les leviers à actionner pour intensifier la mise en œuvre de sa stratégie nationale pour la biodiversité d'ici 2030.